Institut Cèdre Indigo I.C.I.

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DE LA LIBERTE INTERIEURE A LA PAIX MONDIALE

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DE LA LIBERTE INTERIEURE A LA PAIX MONDIALE

 


"Comme le souligne Spinoza, on ne naît pas libre, on le devient. Tant que nous n'avons pas effectué ce travail intérieur de connaissance de soi et de lucidité, nous ne sommes mus que par nos émotions, nos désirs, nos passions, nos croyances, notre imagination, nos opinions. Toutes les actions que nous pensons mener "librement" sont en fait dictées par notre affectivité et nos croyances.


Bien avant Freud, Spinoza a compris que nous étions mus par notre inconscient, et c'est la raison pour laquelle il ne croit pas au libre arbitre et redéfinit en profondeur le concept de liberté. Pour lui, être libre c'est agir en fonction de sa nature et non plus des causes extérieures. La liberté, c'est l'autonomie. Chaque progrès sur la voie de la libération conduit à la joie.

 

Nous en faisons tous l'expérience : plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux. Toute la pensée de Spinoza repose donc sur cette idée fondamentale : nous possédons une nature propre, singulière, unique qu'il convient d'accomplir: "le désir de chacun diffère du désir d'un autre autant que la nature ou l'essence de l'un diffère de l'essence de l'autre." Il n'existe pas deux individus semblables, aux goûts et aux désirs identiques, puisque chaque individu a une nature qui lui est propre.

 

Mais le formidable paradoxe de cette pensée, qui porte au sommet la notion de singularité de l'individu, c'est qu'une fois parvenu à la libération de la servitude, une fois qu'il est en pleine connaissance de lui-même, et en juste orientation de son désir propre, une fois qu'il est devenu parfaitement autonome, l'être humain est plus que jamais utile aux autres et capable d'aimer de manière juste.

 

En effet, nous dit Spinoza, on peut bien s'accorder aux autres que si on s'est déjà accordé avec soi-même. Tous les conflits quels qu'ils soient proviennent des passions. Un être humain qui est parvenu à surmonter ses passions, à les transformer en joies actives, ne peut plus nuire à autrui. Il a vaincu en lui l'égoïsme, la jalousie, l'envie, le besoin de dominer, la peur de perdre, le manque d'estime de soi ou une trop grande estime de soi, bref tout ce qui crée les conflits entre les individus et les guerres entre les peuples.

 

La recherche éthique individuelle de l' "utile propre" mène donc nécessairement à la réalisation du bien commun. Ou pour le dire autrement, en reprenant cette magnifique formule de Gandhi :

C'est en se changeant soi-même qu'on changera le monde.
La véritable révolution est intérieure."


"La puissance de la joie"
de Frédéric Lenoir



12/09/2016
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